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En 2017, LIKE va faire sa [R]évolution
Mercredi 30 Novembre 2016

De quoi s'agit-il ?

Cette [R]evolution ne concerne pas seulement LIKE, mais bel et bien l'ensemble de la société européenne et toutes celles et ceux qui, comme nos membres et nos partenaires, œuvrent à la construire. La culture est l'élément de mise en mouvement des sociétés ; il semble toutefois que nos sociétés – nationales et européenne – aient atteint une impasse. Pouvons-nous l'accepter ?

Le précédent cycle de la construction européenne - rapide, enthousiaste, réalisable - a laissé la place aux doutes et aux hésitations. La crise européenne s'est concrétisée sous de multiples formes - économique, sociale, politique - et la crise de l'idéal européen se manifeste alors que de moins en moins nous voulons nous y tenir. Mais ce n'est là que l'épiphénomène d'une crise plus vaste et plus profonde: au niveau national, local et même individuel, nous remettons en question nos relations avec les autres, avec nos gouvernements, avec nos règles, avec nos valeurs, avec nous-mêmes; nous redéfinissons notre place, notre rôle et nos ambitions, avec un sens pressant et exigeant de responsabilité. Cette responsabilité, c'est également celle de LIKE et de sa [R]évolution : comment les acteurs culturels peuvent-ils conduire le changement social dans l'environnement européen mouvant ? LIKE croit que cette question est primordiale, et que c'est de son devoir de réseau des villes et des régions européennes pour la culture que d'essayer de dégager des pistes de réponse. C'est dans cette perspective que LIKE a formulé 3 hypothèses importantes, définissant les axes de travail pour 2017. Tout le long de cette année, nous vous mettrons à contribution.

[R]evolution 2017

                      

              

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Coopération culturelle solidaire dans la culture

LIKE considère que la coopération culturelle est essentielle pour bâtir la cohésion en Europe. Cependant, la coopération a été limitée à des échanges entre entités similaires alors même que les territoires européens sont par nature diversifiés en termes de taille, de capacités et de contexte. Cette vision corporatiste de la coopération a des conséquences directes sur la cohésion européenne: les connaissances ont été créées, partagées et diffusées de façon très inégale, accroissant les inégalités territoriales au lieu d'en combler les effets. Pour nous, la cohésion européenne ne peut être achevée sans que le principe de solidarité européenne ne soit reconnu dans les mécanismes de coopération, notamment avec une conception circulaire de l'économie de la connaissance et de la coopération, permettant d'appliquer la durabilité à l'ensemble de la société européenne. Comment appliquer ces notions à la coopération culturelle en Europe ?

Gouvernance multi-partiesprenantes de la culture

LIKE croit en l'importance de la transparence et de l'inclusion des parties prenantes pour combler l'écart entre les gouvernements et les gouvernés. Les sociétés n'ont jamais été aussi instruites qu'elles le sont actuellement; pourtant, les citoyens ne se sentent pas encore entendus par leurs représentants politiques, qu'ils soient locaux, nationaux ou européens. Cela provoque non seulement la frustration des populations, mais cela entraîne également la perte de compétences, de connaissances et d'expertise dans le processus d'élaboration des politiques. Comment les citoyens peuvent-ils assumer leur part de responsabilité dans leurs environnements locaux, nationaux ou européens s'ils sont laissés à l'écart des processus mêmes qui les façonnent, à savoir la prise de décision ? L'autonomisation et la confiance sont deux variables importantes de la construction de politiques avec du sens et de l'impact : ces objectifs sont d'autant plus importants que l'on considère la culture dans son rôle et son impact social - un capital qui permet ou entrave l'accès à l'emploi et la reconnaissance sociale.

Financement durable de la culture

LIKE croit en l'importance de la culture; et par conséquent, en l'importance de la financer suffisamment et intelligemment. Bien que transformer la culture en un marché ait permis un afflux financier régulier dans le secteur, les conséquences de cette transformation sont similaires à ce qu'il se passe dans tout autre marché libéralisé : la concurrence et les barrières d'entrée se sont accrues, entravant au passage les petites structures dans leur recherche de visibilité ; l'argent public s'est désengagé rapidement du secteur et n'arrive plus aujourd'hui à compenser le mécanisme de darwinisme culturel. Mais partout, en Europe et dans d'autres secteurs, de nouveaux modèles économiques se développent, misant sur la capacité des modèles commerciaux circulaires / locaux / publiquement régulés à surmonter les limites inhérentes à l'économie de marché. Comment adapter ces modèles durables à la culture et aux acteurs culturels ?